Sorti de chez moi, temps couvert mais clair, rien d'inquiétant. Voyage en train de banlieue: RAS. Arrivée place de la Bastille... pluie. Rien de bien méchant, d'ailleurs ça s'arrête déjà. La chaussée est un peu détrempée, l'encadrement de rando semble hésiter, mais a priori on va partir. Puis re-pluie et là, c'est sans appel: rando annulée.

Forcément, là, je suis un peu agacé: une heure de train/métro, la perspective d'encore une heure à une heure et demie pour rentrer, cela pour trente minutes d'attente angoissée, me met difficilement en joie.

Pourtant, pourtant, tout ne sera pas gâché: au détour de la correspondance a Châtelet, j'étais aux premières loges pour le concert:

mini-concert à Châtelet (Paris)

Je ne prends plus beaucoup le métro dans Paris, mais il me semble que cet ensemble est l'un de ceux qui attirent le plus l'attention (il y a eu plus de monde que ce qu'on voit sur cette photo). C'est bien la première fois que je vois tant de flashes dans le métro! Il est vrai qu'ils sont bien placés, et surtout, c'était dimanche.

Renseignements pris auprès de la jeune fille à droite sur la photo [1], ces étudiants et professeurs (mais d'où? je n'ai pas eu le réflexe de demander) se produisent à cet emplacement de la station Châtelet tous les dimanches entre 14h00 et 18h00, à peu près.

A propos des musiciens du métro

J'ai toujours pensé que les musiciens dans le métro exerçaient à la sauvette[2]. J'avais aussi déjà vu des petits groupes s'installer bien en vue et déployer tranquillement leur matériel; pourtant je croyais que, simplement, ils venaient là et que si un agent de la RATP se présentait, ils devraient partir. Mais là, pour un tel concert, ça commence à faire beaucoup de monde à devoir partir vite fait...

En réalité, la RATP attribue depuis les années 80 quelques autorisations. Ce service a été formalisé en 1997 sous le nom Espace Métro Accords et distribue 400 autorisations par période de 6 mois à l'issue d'auditions attirant un bon millier de prétendants.
En 2003, 14 des musiciens du métro ont été choisis pour enregistrer la compilation Correspondances, la première compilation des musiciens du métro.

Compléments/sources:

Notes

[1] qui passait dans le public vendre leurs CDs

[2] Parfois plutôt à la sauvage.